Quand vient le spleen...

Je ne réfléchis pas, je ne me plains pas, je ne discute pas.
Je ne sais pas dormir.
Je n'ai de goût ni pour le soleil, ni pour la lune, ni pour la mer,
Ni pour le navire.

Je ne m’aperçois pas de la chaleur de ma chambre,
Ni de la verdure du jardin.
Je n'attends plus le cadeau désiré et attendu
Depuis longtemps.

Plus rien ne réjouit : ni le matin, 
Ni la marche rythmée du tramway.
Je vis sans voir le jour. J'oublie
La date et le siècle qui est.

Je ne suis qu'un petit funambule
Sur la corde qui paraît s'effiler.
Ombre d’une autre ombre. Somnambule 
De deux lunes attristées.

  

Луны серебро 
Сияет в лесу, 
Где каждая ветвь 
Поёт на ветру,
А водная гладь 
Отражает зеркально 
Черный силуэт
Ивы печальной...

(De mes années d'étudiant, ces très modestes versions des grands poèmes de Marina Tsvetaeva et Paul Verlaine) 

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